Cette innovation va révolutionner l’énergie et son inventeur est prix Nobel à 96 ans

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A 96 ans, Arthur Ashkin est la personne la plus âgée à n’avoir jamais reçu un prix Nobel de physique en 2018. Après avoir mis au point de nouveaux procédés de dépistage du paludisme dans les années 1960, 1970 et 1980, il affirme que sa nouvelle invention qui lui a permis d’obtenir le prix Nobel, donnera à tous les habitants de la planète une énergie propre et bon marché.

Cette nouvelle invention d’Ashkin utilise la géométrie pour capturer et canaliser la lumière afin d’intensifier les réflexions solaires, ce qui pourrait rendre les panneaux solaires existants plus efficaces.

La lumière est une onde et en physique, elle est aussi considérée comme une particule. C’est sur cette propriété que le physicien s’est rendu compte que la pression des photons pouvait capter de très petites particules. En se tournant vers la biologie, il a commencé à utiliser les pinces optiques pour piéger, soulever, tirer et étirer les molécules comme l’ADN.

Même ses collègues ont été stupéfaits lorsqu’il a attrapé des créatures dans la lumière pour la première fois. Quand Ashkin a reçu son appel fatidique de l’Académie royale suédoise des sciences de Stockholm, le 2 octobre 2018, il a pensé que c’était une arnaque.

Exerçant dans les laboratoires de Bell Labs, une fois sa retraite prise en 1992, il lui a été accordé d’emporter chez lui les équipements avec lesquels il travaillait. C’est dans sa maison qu’il poursuivit ses recherches avec le dos courbé. De nombreux objets de ses inventions abondent le sol, ne laissant plus de place. Pas étonnant qu’il détient à lui seul près de 47 brevets à ce jour.

Pour l’instant, il n’est pas encore prêt à partager les photos des concentrateurs avec le public. Il espère les publier bientôt dans la revue Science. Arthur Ashkin est persuadé qu’une fois sa conception mise à la portée du public, elle envahira le monde entier, de sa maison de New Jersey à l’Inde, fournissant l’énergie renouvelable propre et peu coûteuse aux maisons et entreprises.

Marcus Weldon, président de Bell Labs affirme : « Les grands esprits ne se reposent généralement pas. Il est clair qu’il cherche encore à résoudre de grands problèmes malgré son succès du prix Nobel. Et j’adore ça. »

Ashkin a grandi à Brooklyn, dans l’État de New York, pendant la Grande Dépression. Son père, dentiste, a émigré d’Ukraine. Le seul livre dont il se souvient que la famille possédait était « Le Livre de la Connaissance » : L’Encyclopédie des enfants (qui mène à l’amour d’apprendre). » Cette curiosité l’a finalement conduit à obtenir son doctorat à Cornell où il rencontre une femme nommée Aline, qui deviendra son épouse.

Il affirme qu’il n’a jamais suivi de cours de chimie parce qu’il a appris tout ce qu’il devait savoir à ce sujet auprès de sa femme, un génie de la chimie de 10 ans sa cadette. Et Aline, « Je suis vraiment surprise qu’à 96 ans, il soit si intelligent et si brillant, il est parfois un peu grincheux maintenant. »

Pour célébrer son prix Nobel qui s’élève à une valeur de 50 000 $, Ashkin va emmener sa femme dans un bon restaurant, et financé les études supérieures de ses petits-fils, mais il est déjà impatient de dévoiler au monde entier sa prochaine invention.

Espérons qu’Arthur Ashkin vive suffisamment longtemps pour révéler et permettre la commercialisation de cette innovation qui s’annonce si révolutionnaire. A moins que comme nombre d’inventions qui s’annonçaient tout autant bouleversantes, elle ne finisse entre les mains de certains lobbyistes ou d’industriels peu scrupuleux !